Calculateur de TJM freelance
Partez du revenu net que vous voulez vous verser et remontez jusqu'au taux journalier à facturer. L'outil tient compte des charges et des jours réellement travaillés, en direct.
Vos données
Le TJM n'est pas un salaire
C'est l'erreur qui coûte le plus cher aux indépendants débutants : confondre le taux journalier moyen avec une rémunération. Le TJM doit tout absorber. Les cotisations sociales et les impôts d'abord, mais aussi les congés que personne ne paie à votre place, les jours fériés, la maladie éventuelle, et surtout le matériel, les logiciels et l'assurance. Pour se verser 36 000 € net par an avec 45 % de charges, il faut en réalité facturer environ 65 000 € de chiffre d'affaires. Sur 200 jours facturés, cela donne un TJM proche de 325 € et un taux horaire autour de 46 € sur une base de sept heures.
Pourquoi 200 jours et pas 218
Une année compte environ 218 jours ouvrés une fois retirés week-ends, congés et jours fériés. Mais un freelance ne facture jamais la totalité de ces jours. Une part non négligeable file dans la prospection commerciale, la rédaction de devis, la comptabilité, la formation pour rester à jour et les périodes creuses entre deux missions. Compter 200 jours facturés, voire moins, est donc plus honnête que de tabler sur 218. Mieux vaut un TJM légèrement plus élevé qui intègre cette réalité qu'un taux trop bas calé sur un plein temps fantasmé.
Ajuster son TJM à son marché
Le chiffre obtenu est un plancher, celui en dessous duquel vous travaillez à perte. Rien n'interdit de le relever selon votre expertise, la rareté de vos compétences ou la valeur réelle apportée au client. Comparez-le aux tarifs pratiqués dans votre secteur avant de l'annoncer, mais ne descendez jamais sous ce seuil de survie, même pour décrocher une première mission.
Soyez prudent sur les jours facturables
Un freelance qui démarre surestime presque toujours le nombre de jours qu'il va réellement vendre. Entre la recherche de clients, les missions qui s'arrêtent et les imprévus, viser 180 à 200 jours facturés sur l'année est bien plus réaliste la première année. Garder cette marge de sécurité évite de fixer un TJM trop bas que vous regretterez ensuite.